La moto électrique veut séduire les motards de la région

Dans l’Hérault, on vend et on fabrique des motos électriques. Le seul constructeur de France se trouve justement à Castries.

Les amoureux des deux-roues vrombissants et pétaradants vont-ils se laisser séduire par la moto électrique ? C’est tout l’enjeu d’un marché encore confidentiel dans la région mais qui veut attirer les motards en recherche d’un mode déplacement moins bruyant, plus économique et moins polluant. C’est justement le pari de la concession Guichard Moto à Montpellier qui commercialise des modèles de la marque américaine Zero Motorcycles, une entreprise californienne qui s’est lancée sur le créneau en 2006 aux États-Unis.

Le look d’une moto traditionnelle

« Si on regarde les chiffres commerciaux, oui, c’est encore une niche mais on peut dire qu’il y a un vrai intérêt sur la moto électrique », observe Laurent Dal Maso, directeur de Guichard Moto. Le concessionnaire a débuté l’activité cet été et vendu huit modèles depuis.

À quoi ressemble une moto électrique ? En apparence à une moto traditionnelle. Elles sont néanmoins plus légères et plus épurées. Finie l’imposante partie mécanique remplacée par une batterie, fini le bruit et fini le passage de vitesse pour certaines. À l’image du modèle ETrek d’Electric Motion, seul constructeur français de moto électrique. L’entreprise est basée à Castries dans l’Hérault. « L’ETrek, c’est un trail léger, polyvalent qui s’inscrit dans la circulation en ville et qui permet aussi d’aller sur des chemins à la campagne », résume le PDG Philippe Aresten.

 

« C’est plus cher à l’achat mais ensuite on économise »

Dotée d’une puissance de 6 kWh et rechargeable en 3 h 45 sur une prise électrique classique (1 h 45 avec l’option charge rapide), l’ETrek peut atteindre une vitesse de 85 km/h et dispose d’une autonomie de 73 km. « Le kilométrage moyen par jour à moto, c’est 13,8 km, donc on est parti du principe qu’un conducteur qui est dans cette moyenne peut tenir une semaine sans la recharger », précise Philippe Aresten. Le modèle, qui a eu les honneurs du JT de TF1 dernièrement, s’achète un peu moins de 8 000 euros, bonus écologique inclus. Le prix d’un haut de gamme made in France.

Chez Guichard Moto, la moto électrique Zero Motorcycles est vendue entre 12 000 et 18 000 euros. « C’est plus cher à l’achat mais ensuite on économise sur l’essence et la révision car à part les consommables comme les pneus ou les freins, on a très peu de frais », argumente Laurent Dal Maso.

Et le bruit ?

Si le prix ne s’adresse pas à toutes les bourses, le marché de la moto électrique veut ratisser large en proposant des modèles qui se classent dans la catégorie des 125 cc. C’est le cas de deux modèles vendus chez Zero Motorcycles et de l’ETrek construite et commercialisée par Electric Motion.

Comme pour les voitures, les sensations de conduite changent avec l’électrique. « On apprécie finalement de ne pas avoir de bruit », confie Laurent Dal Maso. Difficile d’avancer que tous les motards seront convaincus sur ce point. Côté performances, l’électrique apporte une réactivité et une accélération « exceptionnelle » pour une moto de catégorie 125 cc selon le professionnel. C’est peut-être l’argument qui mettra tout le monde d’accord. Pour se faire une idée, rendez-vous ce week-end au salon de l’automobile et de la moto.

Top départ pour le salon de l’auto et de la moto à Montpellier

EVENEMENT MIDI LIBRE – Plus de 400 modèles neufs et près de 60 marques d’autos et de motos sont présents au Parc des expos à partir de ce vendredi 17 novembre pour le salon de l’auto et de la moto organisé par Midi Libre.

Simulateurs auto, essai de matériels électriques, exposition de voitures anciennes et surtout présence de plus de 400 véhicules, il devrait y en avoir pour tous les goûts ce week-end au salon de l’automobile et de la moto, à Montpellier. Voici notre sélection des incontournables.

1. L’avant-première 100 % électrique

Pas de surprise, l’électrique passe aussi par Montpellier ce week-end. Notamment avec la Nissan Leaf qui sera présentée en avant-première française. La voiture électrique la plus vendue au monde s’offre une nouvelle jeunesse. « Les premiers véhicules arriveront en concession début 2018 à partir de 36 990 € », précise Jean-Pierre Launay, commercial chez Nissan Montpellier. Le constructeur nippon se targue de venir titiller les 400 km d’autonomie contre 250 pour la précédente version. Un signal envoyé à la marque américaine Tesla, championne de l’électrique haut de gamme, qui exposera ses modèles S et X. Pour le plaisir des yeux avant tout.

2. La moto made in Hérault

L’électrique s’empare aussi du marché de la moto. Et où est installé le seul constructeur de moto électrique en France ? À Castries dans l’Hérault. L’entreprise Electric Motion sera présente sur le stand de la Mutuelle des motards. L’occasion de découvrir un deux-roues unique en son genre (lire ci-dessous). Moins de bruit, moins d’entretien, pas de pollution, facilité de conduite, voilà les principaux arguments mis en avant par l’entreprise héraultaise. Ce sera l’occasion de découvrir le modèle Etrek de la marque, 98 kg seulement, destiné à la fois à la ville et la campagne. Pas de doute, les motards risquent d’être surpris.

3. La panoplie high-tech chez ford

C’est une des voitures les plus vendues en Europe et Ford espère maintenir le cap : la nouvelle Fiesta sera exposée au salon. Le changement extérieur ne sautera pas aux yeux, hormis sa taille peut-être car le best-seller de chez Ford s’allonge. Mais ce sera surtout l’occasion de découvrir toute une série d’équipements high-tech, inédits pour certains. Régulateur adaptatif, reconnaissance des panneaux de signalisation, freinage d’urgence avec détection de trafic transversal, autant de technologies que l’on retrouvera peut-être de série chez toutes les citadines d’ici quelques années. Vous pourrez la comparer aux Peugeot 208, Renault Clio et autres Citroën C3.

4. Un SUV chez DS

C’est sans conteste l’une des stars du salon. Le nouveau SUV DS7 Crossback débarque en ville. Ce premier modèle 100 % DS décline toute une série d’éléments jusqu’ici inédits dans le groupe à commencer par un 4 cylindres essence 1.6 PureTech déclinant deux puissances : 180 et 225 chevaux. Sa présence sur le salon est d’autant plus importante qu’aucun de ces SUV haut de gamme ne circule actuellement sur les routes françaises. Pour cause : les premiers modèles ne seront livrés qu’à partir de janvier 2018. Notons au passage que la DS7 Crossback est devenue depuis quelques mois la voiture officielle de l’Élysée.